Broderie et point de croix
Ne tombez pas en bas de vos chaises berçantes ! Juré craché : le tricot est à la mode. Oui, oui, le tricot : les broches ou le crochet, les balles de laine d’alpaga ou de coton, le petit point à l’endroit ou à l’envers et, hourra !, quelques heures, semaines ou mois plus tard, le dessus de table de salon ou les rideaux de la salle de bain vous confirment que vous êtes créative. Bravo ! Traitez-moi de sceptique si vous voulez, mais il me semble tout de même que parler de « tricot » et de « mode » dans une seule et même phrase est, à tout le moins, une crasse exagération imaginée par le puissant lobby artisanal. Vous en connaissez, vous, des amies qui se prélassent devant Tout le monde en parle en enfilant, rang par rang, les fils de laine beige ou bleue, qui se transformeront éventuellement en veste ou manteau ? Moi pas.
Enfin... Pas jusqu’à ce que Marie-Chantal Toupin manie le crochet à la table de cette même émission. Ainsi, n’écoutant que mon courage et au péril de mon intégrité physique (une aiguille plantée dans le doigt ou une broche à tricoter dans l’oreille, ça ne fait pas de bien), j’ai accepté de relever le défi suprême pour un gars de faire autre chose de ses blanches mains que de pianoter sur la « zapette » de la télé. Je suis donc parti à la découverte de nos nobles métiers d’art. Trois missions périlleuses m’attendaient : un cours de tricot, deux séances de broderie, une avec fil, l’autre avec ruban (vive la polyvalence), et un voyage dans le passé au temps de nos Patriotes chéris, avec la ceinture l’Assomption, dite ceinture fléchée.