Broderie et point de croix

Les doigts de fée tiennent salon

 

Colliers de nouilles et cendriers en terre cuite appartiennent au passé. Les activités manuelles, dites « loisirs créatifs », sont devenues en quelques années un véritable phénomène de société. Le salon Créativa, qui circule un peu partout en France et en Europe, a ouvert ses portes hier à Paris (Espace Champerret) et « attend environ 25 000 visiteurs en quatre jours », selon son organisateur Florent Godin.

Et effectivement, hier, un quart d’heure avant l’ouverture, des dizaines de femmes, et quelques hommes çà et là, attendent déjà que les portes s’ouvrent pour découvrir les nouveautés en matière de patchwork, broderie ou pochoirs. Myriam et Geneviève, retraitées, sont venues de Seine-et-Marne : « On vient passer la journée au salon. ça fait environ trois mois qu’on a prévu ce voyage. »

Mais contrairement aux idées reçues, les loisirs créatifs touchent tout type de femmes. « Quand on a commencé, il y a huit ans, la moyenne d’âge de ce salon était de 45-50 ans. Aujourd’hui, il touche beaucoup plus les jeunes actives. Les 35 heures nous ont fait un bien fou », explique Florent Godin.

D’où vient cet engouement ? Outre le plaisir de découvrir de nouvelles activités, ce salon est surtout propice aux contacts. Les démonstratrices de certains stands sont en effet assaillies de questions et de demandes de conseils.

Mais évidemment, tout cela a un coût, et les dépenses montent très vite. Certains exposants l’ont bien compris, n’hésitant pas à fermer boutique pour parcourir les salons. L’un d’eux, grâce à ses six stands, prévoit ainsi de réaliser un chiffre d’affaires de 20 000 à 30 000 €

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