Broderie et point de croix
C’est la victoire du pot de fer contre le pot de terre. La cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi la condamnation de la couturière Milka Budimir de devoir transférer son site internet “milka.fr” au géant américain de l’agro-alimentaire Kraft Foods, le propriétaire de la célèbre marque de chocolat.
Milka Budimir ne récupérera donc pas son cadeau d’anniversaire. Ce beau site Internet, un “milka.fr”, offert il y a cinq ans par ses enfants et que cette couturière de la Drôme comptait bien exploiter pour faire la promotion de ses deux boutiques situées à Valence et Bourg-lès-Valence. Une belle surpise qui s’était vite transformée en mauvaise farce. Accusée de “cyber-squattage” par Kraft Foods, madame Budimir s’était retrouvée face aux juges.
Le 14 mars 2005, elle avait été condamnée par le tribunal de Nanterre à transférer la propriété de son site Internet dans le mois, sous peine de se voir infliger une astreinte de 150 euros par jour. Tout en exécutant la décision - le site milka.fr renvoie désormais vers celui de Kraft Foods- l’avocat de Madame Budimir avait interjeté appel. Me Gérard Hass avait fait valoir que les artisans comme Mme Budimir, faisaient partie de la sphère économique et qu’à ce titre elle pouvait utiliser son prénom pour identifier son site internet et que l’usage n’en était pas injustifié, ce qu’avait contesté la partie adverse. Kraft Foods avait assigné Mme Budimir en justice car la multinationale estimait subir un préjudice économique et d’image.
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