Broderie et point de croix
La ville de M’neaa est très réputée pour ses tapis. Ce qui fait que le point utilisé est réalisé au fil de laine très fine qui laisse la place de temps à autre au fil de coton. Le point de croix revient dans la majorité des travaux.
La réalisation de ces ouvrages répond à une succession d’opérations. La femme dessine des formes géométriques sur un support de laine dans une gamme de couleurs qui restent les ocres.
Le tissage représente une grande industrie artisanale. Ce qui se fait au détriment de la broderie, qui de ce fait reste peu appréciée par les gens de cette région.
A l’époque coloniale, les missions chrétiennes ont ouvert des ateliers de broderie gérés par des sours. Ces dernières ont introduit de nouvelles techniques dont les résultats donnaient des ouvrages subtils et élaborés au niveau des formes et des couleurs qui sont devenues chatoyantes et variées, introduisant une nouvelle tendance stylistique, car les inspirations graphiques venaient à vrai-dire du nord du pays.