Broderie et point de croix

 

DMC rompt définitivement avec son actionnaire chinois

 

La Bourse salue l’entrée au capital de Guinness Peat

La patience est une qualité précieuse. Le groupe textile DMC le sait mieux que quiconque. Depuis des décennies des femmes et des hommes de 170 pays lui achètent son fil à broder pour s’adonner à cette activité extrêmement minutieuse qu’est la broderie. Au cours des derniers mois, la direction du groupe a découvert qu’une telle qualité était également indispensable pour une tout autre chose : la réorganisation de son capital.

Après trois années de relations difficiles avec son premier actionnaire, le groupe chinois Cha (17,27% du capital), DMC a annoncé hier une évolution capitalistique importante. La société Pienza International BV, filiale à 100% du fonds d’investissement Guinness Peat Group, a acquis hier la totalité de la participation du groupe Cha. Il s’agit d’un investissement financier. Pienza International ne réclame en effet aucune nomination au sein du directoire ou du conseil de surveillance de DMC. Le nouvel actionnaire écarte également une prise de contrôle du groupe textile. Cette réorganisation du capital a été saluée par la bourse. Le titre coté à Paris a clôturé en hausse de 18,84% à 4,73 euros.

Le départ du groupe Cha était très attendu dans la mesure où une collaboration entre les deux sociétés n’était plus possible depuis longtemps. Le coup de froid entre les deux groupes remonte à mars 2002. Soucieux de se renforcer sur la production de tissus destinés au « sportswear », Cha et DMC annonçaient alors la création d’une structure juridique commune au sein de laquelle le groupe français devait prendre une participation minoritaire. Or quelques mois plus tard, Cha décidait de stopper ce projet baptisé « Platform ».

Ce n’est toutefois qu’en octobre 2004 que la société française a réglé l’ensemble de ses différends avec le groupe Cha. Après de longs mois de négociation, DMC a revendu à son premier actionnaire la participation qu’il détenait dans un joint-venture installé à Hong Kong. Le groupe a reçu 18 millions de dollars à cette occasion.

Le nouvel actionnaire de [DMC-redirect ?site=www.dmc.com/] entre au capital d’une société qui traverse depuis plusieurs années une période très difficile. En 2004, le chiffre d’affaires, 206 millions d’euros, a baissé de 20%. La perte nette sur la période a atteint 7,4 millions d’euros.

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